Les sports de combat en
France sont représentés par un grand nombre de disciplines, dont il nous est
difficile aujourd’hui d’en calculer le nombre.
Partant de la dynamique FSGT,
qui se veut être la Fédération du Sport pour Tous, nous proposons non pas de
diversifier les formes de pratiques, mais de les unifier, et de «créer» une
nouvelle modalité de compétition, permettant à chaque style de combat de
pouvoir s’exprimer d’une part, et prendre plaisir à pratiquer d’autre part. Le
dernier point étant semble t-il notre préoccupation première, puisque nulle
pratique ne peut s’envisager sous la contrainte. Le présent règlement vise à
satisfaire le plus grand nombre de pratiquants, tout en leur permettant de
garder leur identité propre, et en incitant les différentes formes de combat à
se côtoyer, et apprendre à se connaître plus qu’à s’ignorer (voir à se
mépriser).
Nous ne pouvons ici
prétendre être créateurs d’une discipline, mais les agenceurs de disciplines,
et partons ici de l’aphorisme populaire qui nous apprend que « rien ne se
créé, mais tout se transforme ».
Le règlement de l’épreuve
Pieds-Poings a été construit en utilisant ce qui existait déjà, et en
l’adaptant au mieux, pour permettre une grande liberté motrice, tout en
veillant aux aspects de sécurité et de respect de l’intégrité physique. Ainsi,
avons-nous fait le choix en matière d’arbitrage, d’utiliser la même base de
composition (de petites modifications ont été réalisées du fait de la
spécificité de l’activité de percussion) et d’appariement que la lutte et le
sambo. Ceci nous permettant, d’une part, d’utiliser des structures
réglementaires éprouvées par le temps, et donc fiables. D’autre part, il permet
aux combattants venant des disciplines de préhensions (Lutte, Sambo, etc.) de
pouvoir assister les sports de combat de percussion, dans la mise en place des
compétitions et dans leur déroulement, ainsi que de participer aux combats plus
aisément (la barrière du règlement étant écartée). Mais aussi, il permettra une
lecture de l’activité plus simple pour le public, qui pourra comprendre plus
facilement l’arbitrage du match, du fait qu’il leur sera déjà connu. De plus,
de part leur proximité réglementaire, chacune des disciplines membres de la
Commission Sports de Combat pourra apporter son aide et son expérience au
développement et au fonctionnement de cette nouvelle activité.
Un autre point nous
paraissant sensible, et sur lequel nous avons porté une attention certaine,
concerne les catégories de poids. Depuis des années, les sports de combat
utilisent une modalité qui amène à des pratiques peu satisfaisantes. Il nous
faut maintenant tenter de modifier le système initial, pour mettre fin à
certains régimes alimentaires excessifs, se faisant parfois à l’aide de
produits pharmaceutique. Il nous faut donc changer certaines pratiques, qui
conduisent parfois à des accidents sérieux, et pouvant se traduire par des
accidents mortels.
Bien que nous ne pensons pas
que notre proposition puisse être un modèle infaillible en la matière, nous
pensons malgré tout qu’il ne favorise pas ce type de pratiques.
En ce qui concerne les
titres pour les Championnats Nationaux, nous avons pensé qu’à notre époque, où
il y a une désertification des compétitions du fait de la multitude des styles
se créant et n’ayant bien souvent que peut de différence, il était plus
judicieux de regrouper toutes les activités de percussions dans une seule et
même épreuve. Face à la multiplicité des disciplines regroupées sous le terme
générique de sports de combat de percussions, l’organisation d’un Championnat
de France pour chacun d’entre eux, ne ferait dans l’état actuel que diminuer la valeur des titres délivrés.
De même, nous faisons le
choix de proposer une classification des épreuves en fonction du nombre de
participants, pour n’attribuer le titre de Champion de France FSGT, qu’aux
catégories regroupant au moins cinq combattants. Il nous faut en effet
valoriser nos titres, et tenter de ne pas attribuer de titre de Champion de
France FSGT dans des catégories ne regroupant qu’un seul combattant. De la même
manière, nous proposons de n’attribuer qu’un certain nombre de médaille en
fonction du nombre de participants, permettant aussi de valoriser nos médaillés.
Quant à l’appellation de cette discipline, nous avons choisit le titre
de « Lutte de Boxe Libre », puisque « Lutte de Boxe » était
la terminologie employée pour la boxe au siècle dernier, et avons rajouté
« Libre », au regard de la liberté que nous désirons laisser aux
pratiquants, et qu’il nous est important de préserver. Cependant, devons-nous
rester modeste quant à cette appellation, dont l’idée même en revient au
Président de notre Commission, Christian JOLY.